Acheter sa première propriété au Québec : ce qui change vraiment depuis la France
30 juil. 2026
Vous venez de vous installer au Québec et souhaitez devenir propriétaire? Même si la France et le Québec partagent la langue et le recours au notaire, leur processus d’achat immobilier diffère fortement. Voici quelques repères à connaître.
Une promesse d’achat qui vous engage rapidement
En France, l’acheteur non professionnel bénéficie généralement d’un délai de rétractation de 10 jours après la signature du compromis. Au Québec, dès que la promesse d’achat est acceptée, elle lie les parties. Pour une propriété existante, il n’existe pas de délai général de rétractation : votre protection repose surtout sur les conditions inscrites à l’offre, notamment le financement et l’inspection.
Un prêt hypothécaire à renouveler
En France, le taux est souvent fixé pour toute la durée du prêt. Au Québec, l’hypothèque est amortie sur une longue période, mais son taux est établi pour un terme plus court, souvent de quelques mois à cinq ans ou plus. À chaque renouvellement, le taux et les versements peuvent changer. Une préapprobation hypothécaire est donc essentielle avant de commencer les visites.
Votre historique de crédit français ne vous suit pas automatiquement
Les banques canadiennes peuvent ne pas reconnaître vos antécédents de crédit français. Dès votre arrivée, commencez à bâtir votre dossier canadien et conservez vos preuves d’emploi, de revenus, d’épargne et de paiement de loyer. Certains prêteurs proposent toutefois des solutions adaptées aux nouveaux arrivants.
La mise de fonds n’est pas le seul montant à prévoir
Pour une propriété de 500 000 $ ou moins, la mise de fonds minimale peut être de 5 %. Si elle est inférieure à 20 %, une assurance prêt hypothécaire est généralement requise. Ajoutez l’inspection, le notaire, les ajustements de taxes et la « taxe de bienvenue ». Les acheteurs admissibles peuvent également utiliser le CELIAPP pour épargner jusqu’à 40 000 $ en vue d’un premier achat.
Le notaire intervient différemment
En France, le notaire accompagne souvent l’avant-contrat. Au Québec, la promesse d’achat est fréquemment préparée avec le courtier immobilier, puis le notaire vérifie les titres, prépare les actes et officialise la transaction. Il ne remplace pas l’inspecteur en bâtiment.
Votre statut d’immigration doit être vérifié
Les citoyens canadiens et résidents permanents peuvent acheter. Pour certains résidents temporaires, l’interdiction fédérale visant les non-Canadiens demeure en vigueur jusqu’au 1er janvier 2027, avec des exceptions. Un titulaire de permis de travail peut notamment être admissible si son autorisation reste valide au moins 183 jours et s’il n’a pas déjà acheté de propriété résidentielle au Canada.
Bien préparé, votre premier achat au Québec peut devenir une étape rassurante de votre installation. Faites valider votre financement, votre admissibilité et les conditions de votre promesse d’achat avant de vous engager. Et pour tout accompagnement dans votre projet d'investissement dans notre belle province, nous sommes là pour vous!